UN VALAISAN QUI VOUS VEUT DU BIEN

Stéphane Bruchez s’est découvert un don, celui de s’occuper des autres. Ce n’est pas tout, le thérapeute et coach en développement personnel de Martigny a aussi un site internet où l’on peut admirer son talent de photographe de nos amis les animaux de montagne. Un amoureux de son Valais natal, qui en plein cœur des alpages, saisit de rares et magnifiques rencontres avec son appareil photo. Stéphane fait ensuite découvrir le fruit de sa patience auprès de tout représentant de la faune des cimes et des forêts entourant les montagnes, à travers des photos exposées en Valais ou consultables sur son site. Sa vision de la vie est une leçon pour chacun d’entre nous et surtout ceux qui ne croient plus trop dans les plaisirs de l’existence. Il s’ouvre aussi assez librement auprès des journalistes pour qui s’intéresse à son art et à son activité. Pour quelqu’un qui pratique le métier de soigneur, ou de «healer» comme les américains aiment à décrire les individus spirituellement évolués qui ont des dons de lecture de l’aura et de pose de mains sur le corps, il faut vraiment avoir le cuir robuste et être prêt à se faire critiquer. Il l’avouera sans détour, la publication de son livre «Les Ouvriers du Ciel» alors qu’il était un stagiaire éducateur spécialisé dévoué dans un institut accueillant des autistes et des handicapés ne lui a pas rapporté que des louanges, notamment de la part de quelques représentants de la sacro-sainte Eglise Catholique valaisanne. Sa relation amicale très étonnante avec trois pensionnaires du centre spécialisé dans l’accueil d’autistes et handicapés, un infirme moteur-cérébral nommé Romuel dans son livre, un autiste nommé Soriel et une traumatisée crânio-cérébrale nommée Léa, représente cependant quelque-chose d’assez exceptionnel dans la littérature sur le sujet publié en Suisse. D’où mon envie de poser des questions à Stéphane sur ses dons… Nulle envie en revanche de percer un quelconque mystère tel un voyeur… après tout, on a juste le droit d’y croire ou de reposer le livre. Mais à la lecture des « Ouvriers du Ciel », on découvre une vraie humanité bien ancrée dans notre réalité, dans notre monde imparfait, auprès des êtres bien vivants. Je dois l’avouer, sans être croyant de quoi que ce soit de particulier, j’ai simplement ressenti une vraie et sincère admiration pour quelqu’un qui apporte un regard très différent sur le handicap et la différence physique. C’est l’occasion de découvrir qui est Stéphane et de comprendre pourquoi lire son travail peut vous changer un homme.

Suississimo: Vous semblez être ouvert à de nombreuses disciplines autour du « mieux-être » des gens, de la beauté de la nature… Qu’est-ce qui vous caractérise le mieux?

Stéphane Bruchez : C’est difficile pour moi de parler de moi-même, car je suis assez discret. Je suis un amoureux de la vie depuis que je suis tout petit. Tout m’intéresse et me captive, du plus petit insecte à notre ciel étoilé en passant le monde de l’humain… Je peux être contemplatif devant cette beauté et demeurer en silence très longtemps dans l’empathie et l’amour, comme je peux vouloir connaître, chercher et découvrir, cela dépend du moment.

Vous avez de nombreuses cordes à votre arc. Pouvez-vous me décrire vos différentes activités?

J’ai joué et enseigné de la guitare pendant de nombreuses années, je dessine et peins depuis que je suis enfant. J’aime créer, j’ai un côté artiste qui prend beaucoup de place dans ma vie. Je pratique la photo animalière et de paysage depuis mon adolescence et il m’est difficile de passer une semaine sans partir en montagne ou dans la nature loin des humains, faire de la photo, aller chercher des cristaux ou observer la nature et m’en imprégner. Depuis environ 13 ans j’accompagne les gens par l’imposition des mains et la lecture de leur aura. Je donne régulièrement des cours sur le développement personnel et l’imposition des mains, ainsi que des conférences qui ont pour sujet les 2 livres que j’ai écrit («Les Ouvriers du Ciel» et «Le Grand Livre de la Vie»). J’ai également beaucoup voyagé et aidé mon prochain notamment au Sri Lanka et au Népal…

On sent beaucoup d’empathie pour les handicapés et de reconnaissance pour ce qu’ils apportent aux valides dans votre livre “Les Ouvriers du Ciel”. On devine que Romuel, l’un des quatre protagonistes principaux vous amène sur un chemin beaucoup plus juste vis à vis de votre vie? Pouvez-vous décrire aujourd’hui ce que cette rencontre avec Romuel vous a apporté?

Cette rencontre a tout de suite répondu à la question que je me posais depuis ma petite enfance : pourquoi à chaque fois que je croise une personne différente, mon cœur devient chaud et j’ai envie de le prendre dans les bras ? Parce qu’une partie de mon chemin sur cette terre sera indissociable de ceux qui sont différents et je suis ravi de le parcourir sous n’importe quelle forme. Romuel a confirmé des choses qui étaient en moi depuis de longues années. Le temps était venu de les assumer et de changer mon chemin en osant prendre des risques… Il m’est désormais impossible de vivre en cachant le monde si vaste qui existe au-delà des apparences que les cinq sens humains captent.

Votre communication avec Romuel s’est passé en plusieurs étapes qui se sont enchaînées assez vite, comme si vous aviez appris à vous comprendre directement sans même devoir en “parler”?

Romuel ne parle pas et pourtant bien souvent, lorsque je lui posais une question, j’avais une réponse dans ma tête. Il m’a appris à discerner sa présence en moi et m’a montré que bien souvent sans que je me rende compte je recevais beaucoup d’informations extérieures à moi. Je l’en remercie pour cela.

La télépathie a donc été possible entre vous. Est-elle d’après vos expériences possibles entre tous les êtres humains, entre les humains et les animaux? Que ressentez-vous quand une connexion se fait avec un autre humain?

Dans l’absolu oui, la télépathie est possible entre tout être vivant. C’est juste un échange d’informations d’une particule de vie à une autre sans le moyen de la parole et du son. Cela dit, aujourd’hui avec le style de vie que l’humain a adopté et le mental qui est devenu trop présent aux dépends du cœur, les choses sont devenues plus compliquées. Dans ma connexion d’avec Romuel, je ressens une profonde empathie et beaucoup d’amour en moi, une union entre les âmes que nous sommes, je suis lui et il est moi. Sommes-nous prêts à vivre cet échange avec n’importe qui? Dans un tel cas, l’humain pourrait réapprendre à communiquer de la sorte avec les autres humains.

stéphane photo animalière
Quelques-unes des photos animalières postées sur le site stephane-bruchez.com

Pouvez-vous expliquer en quoi consiste le voyage en dehors de votre corps?

Lorsque qu’une âme quitte un corps physique momentanément et qu’elle utilise principalement ses corps astral et mental, alors elle fait une sortie du corps ou un voyage astral. Ce voyage dans le monde astral peut être inconscient, on aura alors par exemple la sensation d’avoir fait un rêve hyperréaliste. Si, en revanche, le voyage est conscient, alors nous pourrions par exemple voir notre corps physique qui dort ou nous retrouver avec des personnes, dans des lieux, à faire de multiples choses, tout en gardant la mémoire de ce que l’on a vécu une fois revenu dans le corps physique auquel nous restons rattachés par une corde de vie lumineuse pendant tout le processus…

Une question surgit au milieu du livre, la peur de l’être humain face aux changements? Comme s’il se contentait de ce que lui apporte l’évolution? Trouvez-vous que notre société est trop cartésienne, trop enfermée dans le mental et le raisonnement scientifique?

Le mental et le raisonnement scientifique sont nécessaires, mais il ne faut jamais oublier d’y inclure le cœur dans la démarche. Si le cœur manque, alors nous nous déconnectons et déconnectons nos sens des réalités subtiles, qui bien sûr ne sont pas du tout nécessaires dans le monde que l’humain s’est créé, mais qui sont nécessaires à l’accomplissement de notre évolution d’âme… la voie du milieu implique le juste milieu entre mental et cœur et actuellement il me semble que notre société fonctionne plutôt avec une prédominance mentale.

Que faudrait-il pour que les hommes et les femmes aillent mieux dans leur quotidien, un conseil?

Les soucis que l’on a, découlent bien souvent de notre mental qui pense trop, réagit trop fort aux situations et des émotions qui en découlent…tout cela s’accumule avec le temps qui passe. Une mise à jour est donc nécessaire régulièrement si on ne veut pas surcharger la machine et être victime de nos émotions et de nos réactions… donc apprendre à se poser simplement, à vider notre tête et à se concentrer sur notre respiration et notre posture et un bon point de départ afin d’alléger ce que notre être supporte…

Certains vivent des situations bloquées au travail, dans leur relation aux autres, aux parents, à leur conjoint, à leur enfant… Comment se détacher de ces problèmes qui souvent empoisonnent?

Je pense qu’il faut pouvoir avoir des secteurs de notre vie ou notre cœur d’enfant puisse exister au travers d’une passion ou d’un hobby, ce qui permettra, malgré les difficultés, de maintenir l’éclat de vie dans nos yeux car une passion nous nourrit de l’intérieur. Dans ce cas, il ne faut pas fuir le ou les problèmes, mais se nourrir de nos passions pour avoir la force de faire face aux soucis. Apprendre à voir les soucis comme un challenge que l’âme se donne pour se dépasser et s’améliorer et non comme une punition.

stéphane ombre
Expédition dans les montagnes valaisannes

Vous aimez la photo animalière. Que faut-il pour saisir de si belles photos d’animaux des montagnes? Une connaissance de leur mode de vie? Une patience particulière? Un don de communnication avec ces animaux?

Le don de communication avec les animaux n’est pas nécessaire pour faire de belles photos et avoir de beaux échanges avec eux. La connaissance de leur milieu de vie est nécessaire, ainsi que de leurs comportements. Nous sommes invités dans leur monde et ils ne fonctionnent pas du tout comme nous. Pour saisir cela nous avons besoin d’un peu de connaissance théorique et de beaucoup de cœur et d’observations sur le terrain et de moments partagés avec eux. Un peu de connaissance du matériel photographique et beaucoup de patience pour les longues heures d’attentes, et parfois de l’endurance aux dénivelés ou au froid. Je pense aussi que l’œil de l’artiste est aussi un paramètre non négligeable dans la construction d’une image.

Vous habitez la Suisse, vous y êtes né. D’après vous, qu’est-ce qui distingue notre pays des autres? On parle souvent de stabilité exemplaire qui permet une santé économique florissante. J’imagine que c’est réducteur de penser que la Suisse se limite à cette stabilité économique.

On est suisse donc on a forcément de l’argent, on mange du chocolat, tout est propre et on a une belle montre. C’est réducteur mais en Asie ou ailleurs dans le monde, les gens que l’on a croisés dans nos voyages ont eu souvent cette image de nous!! Je perçois le suisse comme étant sur-assuré, un peu méfiant, trop de choses calculées, trop propre jusque dans ses émotions… On a besoin de prendre des risques parfois et oser sortir des sentiers battus. Sous cette image, le suisse a un cœur qui est bon et il n’hésitera pas à donner pour aider… Nous avons aussi rencontré lors de nos voyage l’image d’une Suisse qui aide dans le monde… la Suisse qui est altruiste et humanitaire…

Martigny est-elle une ville où il fait bon vivre? Quels sont vos endroits préférés en Valais puis en Suisse et pourquoi?

Il y a un peu voire beaucoup de vent parfois à Martigny. C’est une ville de passage très agréable où il fait bon y vivre. J’ai une forêt que j’adore proche de chez moi car c’est un lieu qui nous a donnés et nous donnera beaucoup de bolets et de chanterelles que l’on adore partager avec amis et famille une fois récoltés. Sinon, j’ai une multitude d’endroits loin des sentiers, de préférence au-dessus de la limite des forêts, là où le paysage se fait plus rude et ou l’homme y a moins sa place. Il existe tellement de paysages où je me sens comme un invité et où de nos jours tout reste encore à découvrir…

Quels sont vos projets?

Lorsque le moment sera venu, je souhaite écrire un nouveau livre. En photographie, des expositions sont prévues ainsi qu’un projet de DVD qui présente mes images sous la forme d’un diaporama. Il y a quelques espèces qui me tiennent à cœur de suivre et que j’ai encore peu photographiées. Actuellement, j’ai un ami sourcier qui me forme à l’art de la géobiologie, ce qui me prend pas mal de temps et de pratique pour encore une bonne année. Une année 2015 décidément vraiment très bien remplie.

Propos recueillis par David Glaser

www.stephane-bruchez.com

«Les Ouvriers du Ciel» et «Le Grand Livre de la Vie» (livres aux éditions Indigo-Montagero épuisés en librairies mais réédités et disponibles en contactant l’auteur)

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